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Lexique · Enveloppe et façade

Dormant

Le dormant est la partie fixe d'une fenêtre ou d'une porte, scellée dans l'huisserie ou directement dans la maçonnerie, sur laquelle vient s'articuler la partie mobile (l'ouvrant). Un défaut d'étanchéité entre le dormant et le gros œuvre, calfeutrement dégradé, absence de bavette, est une cause fréquente d'infiltrations en pied de fenêtre, à distinguer d'un défaut de l'appui de baie lui-même.

Le dormant se rencontre en bois sur les menuiseries anciennes, en PVC, en aluminium ou en bois-aluminium sur les remplacements plus récents. Lors d'un changement de fenêtre, il est reposé soit dans l'ancienne huisserie conservée, soit directement dans la feuillure de la maçonnerie après dépose complète de l'ancien cadre : ce choix de pose conditionne directement la qualité de l'étanchéité obtenue en pied de baie. Le seuil, en pied de porte-fenêtre notamment, complète le dispositif : mal conçu ou mal raccordé au sol extérieur, il ouvre une voie d'eau supplémentaire, distincte de celle du dormant proprement dit.

Un calfeutrement d'origine dégradé par le temps, l'absence de bavette d'étanchéité sous le dormant ou une pose réalisée sans traitement soigné de la jonction avec l'appui de baie comptent parmi les causes fréquentes d'infiltrations en pied de fenêtre, un désordre qui se manifeste par une tache ou un cloquage juste sous la menuiserie, parfois seulement lors des épisodes de pluie battante face à la façade. Ce type de désordre est souvent confondu avec un défaut de l'appui de baie ou du rejingot lui-même, alors que la cause réelle se situe à la jonction entre le dormant et le gros œuvre. Il peut aussi n'apparaître que par intermittence, uniquement lors d'épisodes de pluie battante d'une orientation précise, ce qui complique le repérage si la visite ne coïncide pas avec ces conditions.

Distinguer ces deux origines, jonction du dormant ou élément d'appui, avant toute reprise évite de refaire un calfeutrement qui laissera le désordre réapparaître au prochain hiver.

Plusieurs modes de pose coexistent lors d'un remplacement de fenêtre. La pose en rénovation conserve l'ancien dormant et y fixe le nouveau : rapide et peu salissante, elle réduit un peu la surface vitrée et suppose que l'ancien cadre soit sain, sans pourriture ni déformation, faute de quoi le défaut se retrouve enfermé sous la nouvelle menuiserie. La dépose totale retire l'ancien cadre jusqu'à la maçonnerie et permet un traitement complet de l'étanchéité en périphérie. D'autres poses, en applique sur l'isolant intérieur ou en tunnel dans l'épaisseur du mur, se rencontrent surtout en construction neuve. Chacune obéit à des règles de calfeutrement propres, décrites dans le NF DTU 36.5, et le mode retenu devrait figurer clairement sur le devis.

Un dormant en bois ancien mérite un examen attentif avant toute décision : pourriture en partie basse, là où l'eau stagne, assemblages qui se disjoignent, mastic de vitrage fendu. Une pointe qui s'enfonce facilement dans le bois signale une pourriture qui exclut la pose en rénovation. Sur les dormants en PVC ou en aluminium, les désordres tiennent plutôt aux joints : mastic de calfeutrement qui se rétracte et se décolle, mousse expansive laissée nue et dégradée par les ultraviolets, fixations trop espacées qui laissent le cadre se déformer. Après un remplacement, l'apparition de condensation ou de moisissure en périphérie du dormant peut aussi trahir un défaut de calfeutrement intérieur ou une ventilation devenue insuffisante dans un logement désormais plus étanche à l'air.

FAQ

Questions fréquentes

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