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AVAYAH.

Expertise malfaçons : faire reconnaître les défauts d'exécution

Face à une entreprise qui conteste ou minimise, votre parole seule pèse peu. Le cabinet établit un constat technique des malfaçons, mesure les écarts aux règles de l'art et vous donne les moyens d'obtenir la reprise des travaux : à l'amiable quand c'est possible, en procédure quand il le faut.

Expertise malfaçons : intervention du cabinet Avayah

Le périmètre

Ce que l'expertise établit, point par point

Chaque mission suit le même déroulé. Vous savez à l'avance ce qui sera relevé, avec quel matériel, et ce que le rapport contiendra.

Carrelage mal posé et plinthes désaffleurées dans une salle de bains rénovée
  1. 01Analyse du dossierVous transmettez devis, descriptif, échanges et photographies. Le cabinet évalue la situation, identifie les garanties potentiellement mobilisables, cadre la mission et vous adresse un devis gratuit.
  2. 02Visite contradictoireConstat sur place des désordres, si possible en présence de l'entreprise convoquée par écrit dans un délai raisonnable, avec mesures et photographies datées.
  3. 03Rapport et qualificationChaque défaut est rattaché aux règles de l'art et à la garantie applicable (parfait achèvement, biennale, décennale), avec estimation du coût de reprise poste par poste.
  4. 04Négociation ou procédureAppui dans la discussion avec l'entreprise ou son assureur, déclaration dommage-ouvrage si elle existe, puis assistance en expertise amiable ou judiciaire si le désaccord persiste.

Le contexte

Le constat technique contradictoire, socle de votre dossier

Une malfaçon se prouve, elle ne s'affirme pas. Tant que les défauts n'ont pas été constatés par un professionnel indépendant, le litige se résume à votre appréciation contre celle de l'entreprise, qui connaît le chantier mieux que vous et manie le vocabulaire technique avec aisance. L'expertise renverse ce déséquilibre : chaque désordre est décrit, localisé, mesuré et photographié selon une méthode conçue pour être opposable.

Le constat est dit contradictoire lorsque l'entreprise est convoquée et peut présenter ses observations. Cette forme donne au document un poids nettement supérieur : personne ne pourra soutenir ensuite que les constats ont été établis à charge. Dans les faits, une part des litiges se dénoue dès cette réunion, l'entreprise mesurant que le dossier est étayé et qu'une reprise négociée lui coûtera moins qu'un contentieux. Quand plusieurs corps d'état sont intervenus sur le même chantier, le constat aide aussi à répartir les responsabilités entre eux, plutôt que de laisser chaque entreprise renvoyer la faute sur la suivante.

Le cabinet ne travaille pour aucune entreprise de travaux ni aucun assureur, il n'a donc rien à ménager. Ses conclusions décrivent ce qui est, défauts avérés comme points conformes, et c'est précisément cette rigueur qui rend le rapport crédible devant un juge.

Particulièrement demandé par :PropriétairesSyndicsConseils syndicaux

Les règles de l'art et les DTU comme étalon

Un défaut d'exécution ne devient une malfaçon opposable que rapporté à une référence. Cette référence existe : les règles de l'art, formalisées notamment par les documents techniques unifiés (NF DTU) qui fixent, corps d'état par corps d'état, les conditions d'une exécution correcte. S'y ajoutent les prescriptions de mise en œuvre des fabricants et les pièces de votre marché : devis, descriptif, plans, échanges écrits.

L'expertise consiste à mesurer l'écart entre l'ouvrage réalisé et cet étalon : tolérances de planéité dépassées, supports non préparés, matériaux inadaptés au local, étanchéité prescrite mais absente, prestations facturées et non exécutées. Chaque écart est référencé au texte ou au document qu'il contredit, ce qui transforme une impression de travail bâclé en une liste de non-conformités précises, discutables point par point.

Cette démarche vaut pour un désordre isolé comme pour un chantier entier livré en dessous de ce qui avait été vendu. Elle permet aussi de distinguer une malfaçon d'un simple choix esthétique ou d'un défaut d'usure : seul l'écart mesuré à une référence technique fonde une réclamation sérieuse.

  • Relevé exhaustif des désordres : localisation, mesures, photographies datées
  • Comparaison de l'ouvrage aux NF DTU et aux prescriptions des fabricants
  • Vérification de la conformité aux devis, descriptifs et plans signés
  • Qualification de chaque défaut : malfaçon, non-conformité ou prestation non réalisée
  • Estimation du coût de reprise, poste par poste
  • Repérage des désordres susceptibles d'évoluer si rien n'est repris rapidement

Parfait achèvement, biennale, décennale : trois garanties, trois logiques

Le droit de la construction organise trois garanties dont le champ et la durée diffèrent. La garantie de parfait achèvement impose à l'entreprise, pendant l'année qui suit la réception, de reprendre les désordres réservés à la réception ou signalés ensuite par écrit, quelle que soit leur gravité. La garantie biennale couvre pendant deux ans le bon fonctionnement des équipements dissociables du bâti : volets, chauffage, sanitaires, tout ce qui peut être déposé sans détériorer l'ouvrage.

La garantie décennale, elle, couvre pendant dix ans les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination : fissures structurelles, infiltrations généralisées, défaut d'étanchéité en toiture. Rattacher chaque désordre à la bonne garantie conditionne toute la suite : interlocuteur à saisir, délai pour agir, assurance mobilisable. Un désordre mal qualifié, invoqué au titre de la mauvaise garantie, peut faire perdre un temps précieux, voire un droit à agir, notamment quand le délai d'une garantie plus courte est déjà écoulé au moment où le litige est engagé.

Le rapport du cabinet est construit dans cette logique : il qualifie chaque défaut techniquement, puis au regard de la garantie applicable, et enfin chiffre la reprise. Vous disposez alors d'une base de négociation ferme avec l'entreprise ou son assureur.

L'assurance dommage-ouvrage : obtenir un préfinancement sans attendre un jugement

Lorsque vous avez souscrit une assurance dommage-ouvrage avant l'ouverture du chantier, comme la loi l'impose pour la plupart des constructions neuves, elle offre un levier que peu de propriétaires exploitent : elle préfinance la réparation des désordres de nature décennale sans attendre qu'un tribunal désigne un responsable. L'assureur indemnise d'abord, puis se retourne lui-même contre l'entreprise et son assureur décennal.

Encore faut-il déclarer le sinistre dans les formes et dans les délais, avec un dossier qui documente précisément la nature des désordres et leur caractère décennal. Un dossier insuffisamment étayé expose à un refus de garantie ou à une offre d'indemnisation en dessous du coût réel de reprise. Le rapport du cabinet est rédigé pour servir de pièce jointe à cette déclaration, avec les constats, la qualification décennale et le chiffrage nécessaires pour que l'assureur ne puisse pas minorer le dossier.

Cette assurance suit le bien : si vous revendez avant la fin de la période décennale, l'acquéreur suivant en bénéficie à son tour pour les mêmes désordres. À l'inverse, si vous achetez un bien récent et découvrez un désordre de nature décennale, vérifier l'existence d'une assurance dommage-ouvrage souscrite par le vendeur précédent ou le constructeur d'origine est l'un des premiers réflexes à avoir, avant même d'engager une discussion sur la responsabilité.

Entreprise disparue, liquidée, ou désordre hors garanties : les recours qui restent

Une entreprise en liquidation judiciaire ou qui a simplement cessé son activité ne fait pas disparaître vos droits. La garantie décennale s'attache à l'ouvrage et repose sur une assurance obligatoire souscrite par le constructeur avant le chantier : c'est cette assurance que vous mobilisez, en s'adressant directement à l'assureur décennal plutôt qu'à l'entreprise elle-même. L'expertise reste indispensable pour établir la nature du désordre et son caractère décennal, seule voie qui active cette assurance.

Quand aucune garantie légale ne peut être mobilisée (délai expiré, désordre trop mineur pour relever de la décennale, entreprise jamais assurée), le recours se déplace vers la responsabilité contractuelle de droit commun ou, selon les situations, vers la notion de vice caché lorsque le défaut existait mais n'était pas décelable au moment de la réception. Ces voies sont plus complexes et plus incertaines : elles justifient d'autant plus un rapport d'expertise solide, qui documente ce que l'entreprise savait ou aurait dû savoir, et donne à votre conseil juridique une base technique pour construire l'argumentation.

Ce risque se prévient largement en amont d'un chantier : demander l'attestation d'assurance décennale de l'entreprise avant la signature du devis, puis vérifier qu'elle correspond bien à l'activité réellement exercée sur le chantier, réduit sensiblement le risque de se retrouver sans interlocuteur assurable si l'entreprise cesse son activité en cours ou après les travaux.

FAQ

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