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Lexique · Couverture

Closoir

Un closoir est l'élément qui ferme l'espace entre les tuiles et le support de couverture au niveau du faîtage ou des arêtiers, autrefois réalisé au mortier (closoir maçonné) et aujourd'hui plus souvent en bande ventilée synthétique ou métallique qui laisse respirer la couverture tout en empêchant l'intrusion d'eau, de neige poudreuse ou d'animaux. Un closoir maçonné fissuré ou un closoir souple déchiré ouvre une voie d'infiltration au point le plus élevé du toit.

Le closoir maçonné, réalisé en mortier de ciment directement entre les tuiles de faîtage et le support, a longtemps été la seule solution sur les toitures en tuiles mécaniques ou plates. Il présente le même défaut que tout ouvrage en mortier exposé aux intempéries : le gel fragilise sa prise avec le temps et finit par créer de fines fissures qui progressent d'une tuile à l'autre le long du faîtage. Le closoir souple, en bande synthétique ventilée ou en grille métallique, l'a largement remplacé sur les couvertures récentes et les réfections : il épouse le profil des tuiles sans mortier, laisse l'air circuler pour la ventilation de la sous-toiture, et se pose plus rapidement, mais sa tenue dans le temps dépend de la résistance du matériau aux ultraviolets et aux écarts de température.

Un closoir souple vieilli se rigidifie et se fissure par endroits, perdant sa capacité à épouser les irrégularités du faîtage ; l'eau profite alors de ces micro-ouvertures pour s'infiltrer, tout comme le vent peut y arracher des tuiles de faîtage mal calées faute d'appui. Un closoir mal ajusté ou déchiré ouvre aussi un passage à la petite faune, oiseaux, rongeurs, insectes, qui s'installe sous la couverture et peut à son tour endommager l'écran de sous-toiture ou l'isolant. Ce désordre reste difficile à identifier depuis le sol : seul un examen rapproché du faîtage permet de distinguer un closoir défaillant d'un simple défaut de propreté ou d'un problème localisé au niveau des tuiles elles-mêmes.

Le closoir participe directement à la ventilation de la sous-toiture : sur une couverture ventilée, l'air entre en partie basse et ressort au faîtage à travers le closoir souple. Remplacer un closoir ventilé par un closoir maçonné lors d'une réparation, ou noyer la bande souple sous du mortier, supprime cette sortie d'air ; l'humidité des combles se condense alors sous la couverture, avec les mêmes effets qu'un manque de chatières. Autre erreur fréquente, la pose d'un closoir dont le profil ne correspond pas au modèle de tuile : la bande ne plaque pas sur les ondes et laisse des jours par lesquels la pluie battante s'engouffre. Les fabricants de tuiles précisent en général les accessoires compatibles avec chaque modèle, et ces préconisations entrent dans l'appréciation de la qualité d'une pose.

Dans les combles, un closoir défaillant se signale par des traces d'humidité concentrées sous le faîtage, des dépôts de poussière ou de neige poudreuse sur l'isolant après un épisode venteux, des déjections ou des débris de nids. Sur une toiture récente, un closoir mal posé constitue un défaut d'exécution qui peut relever de la garantie de parfait achèvement la première année, puis des garanties légales selon la gravité du désordre. Lorsque des infiltrations persistent au sommet du toit sans cause évidente, un examen indépendant permet de distinguer le closoir, les tuiles faîtières, leurs fixations et l'écran de sous-toiture, et d'éviter une réfection complète du faîtage là où une reprise ciblée suffit.

FAQ

Questions fréquentes

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